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Runaway 3: a Twist of Fate

Développeurs : Pendulo Studios 
Editeur : Focus Home Interactive 
Site officiel : http://www.runaway-thegame.com
Plateforme : Windows (PC) 
Sortie EU : 26 novembre 2009
Dispo au Canada en import.
Pegi: 12
Esrb: T (Teen 13+)

Critique de Runaway : a Twist of Fate

04 décembre 2009      Commentaires (0)    

Le deuxième volet de la série avait laissé les joueurs un tantinet perplexe avec une fin en queue de poisson et le désormais célèbre "à suivre..." qui clôturait l’opus. Runaway : a Twist of Fate était donc attendu de pied ferme afin de donner un dénouement digne de ce nom à l’intrigue laissée en suspens de Dream of The Turtle, et bien sûr pour apporter son nouveau lot de fous rires dans une nouvelle aventure burlesque. Alors, verdict?

 

Les frustrés de Runaway 2 se taperont probablement la tête contre le mur en apprenant que le début du jeu fait totalement l’impasse sur les évènements passés. La première cinématique met en scène le procès d’un Brian Basco amnésique pour le meurtre présumé d’un officier de l’armée. La juge a décidé d’envoyer notre antihéros à l’institut psychiatrique Happy Dale où le Dr Bennett fouillera dans les méninges de Brian afin de définir s’il simule l’amnésie ou s’il a vraiment perdu la mémoire. Quelque temps plus tard, Gina reçoit une invitation à l’enterrement de son cher et tendre, qui se serait tué pendant une tentative d’évasion apparemment bien loupée... C’est donc dans une ambiance guillerette et enjouée que la partie commence.

 

Runaway: a Twist of Fate

 

Dès le début du jeu la qualité graphique exceptionnelle de la série amadouerait même les aveugles : les décors et les animations sont extrêmement soignés, détaillés et colorés. Runaway 3 n’est d’ailleurs pas avare de cinématiques : elles sont très nombreuses et le doublage français, de très bonne facture, ne gâche rien. Il faut ajouter à cela les musiques originales qui sont elles aussi très réussies. A Twist of Fate n’a probablement rien à envier aux films d’animation, compliment qui lui avait déjà été fait précédemment.

 

D’un point de vue gameplay, le jeu reste un strict point & click et incorpore dans ce nouveau volet les améliorations du genre : l’affichage de tous les objets interactifs en appuyant sur une touche et l’aide à la demande par l’intermédiaire d’un petit personnage embusqué dans les locaux de Pendulo Studio. Pour le reste, pas d’innovations majeures : clic gauche pour agir, clic droit pour choisir le type d’interaction. On peut peut-être regretter que l’accès à certaines zones ne soit pas vraiment évident. Ce n’est parfois qu’en cliquant de manière aléatoire au bord de l’écran que vous vous rendrez compte que vous pouviez accéder à une autre vue.

 

Runaway: a Twist of Fate

 

Runaway 3 trouve un certain dynamisme dans l’alternance des personnages. Selon les chapitres (au nombre de six, comme le premier et le second Runaway), le joueur est amené à contrôler entre autres Gina ou Brian, mais pas que (on ne va pas tout vous dire, nan ?!). Toujours est-il qu’il change de peau et de rôle régulièrement, parfois même les personnages doivent s’entraider pour résoudre une énigme. C’est un aspect très réussi du jeu qui ravira les fans absolus de la pulpeuse Gina.

 

Malheureusement, Runaway : a Twist of Fate souffre d’un scénario un peu pauvre. Chaque chapitre se traverse en un clin d’oeil, même en épuisant les dialogues et en s’interdisant l’aide du farfelu à lunettes. Pour boucler l’histoire, il faut compter entre six et huit heures, selon votre rythme (et votre propension à cliquer en boucle sur un bidule qui marche pas). Et pourtant, l’histoire ne décolle pas. Certes, il y a de bonnes blagues, des références amusantes, de bonnes répliques et des situations fort comiques, mais l’enchaînement d’évènements improbables et loufoques ne suffisent pas à dynamiser l’histoire. Runaway 3 ne semble pas avoir fait son choix entre partir sur une tout autre intrigue ou boucler l’histoire précédente. Si les premiers chapitres sont prometteurs, avec une Gina au meilleur de sa forme (donc casse-pied) et un Brian toujours aussi décalé, le scénario se prend un peu les pieds dans le tapis en essayant  de renouer avec le passé. Tout se passe comme si passés les premiers chapitres, Pendulo Studio s’était aperçu qu’il lui fallait absolument raccrocher les wagons avec Runaway 2, et on assiste alors à une longue (mais fort jolie) cinématique pour rattraper tout ça, une séquence dans le passé, et puis on revient dans le présent pour terminer le jeu en mélangeant tous les ingrédients. Cela manque donc un peu de naturel.

 

Runaway: a Twist of Fate

 

Enfin, contrairement aux précédents volets qui vous menaient dans le désert ou dans de lointaines contrées enneigées, Runaway : a Twist of Fate ne vous fera pas vraiment découvrir de nouveaux horizons originaux (à moins qu’un asile psychiatrique vous semble une destination touristique recevable).

 

Runaway 3: a Twist of Fate clôt bel et bien l’aventure entamée dans Runaway : Dream of the Turtle mais à grand renfort de cinématiques et peu de séquences jouables. Si à l’inverse, on prend Runaway : a Twist of Fate comme une toute nouvelle aventure, on regrettera une certaine fadeur de l’intrigue. Le titre reste néanmoins drôle et déjanté et la réalisation graphique et musicale proche de la perfection. Les fans de Brian Basco et de Gina trouveront sans aucun doute ce troisième volet absolument indispensable, tandis que les moins initiés seront peut-être moins enthousiasmés par une histoire un peu brouillonne.

 

Runaway: a Twist of Fate

 

Runaway: a Twist of Fate

 

Runaway: a Twist of Fate

 

 

Runaway : a Twist of Fate

 

Runaway: a Twist of Fate

 

 

 

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