Just Cause 2 : un aperçu

Petite invitation sympathique chez Square Enyx, anciennement Eidos, pour une présentation de Just Cause 2 attendu pour le 26 mars 2010. En sirotant un thé vert, j'ai pu avoir un aperçu des frasques prochaines de Rico Rodriguez, l'agent ultra spécial dégommeur de didacture. Cette fois, l'action se passe sur l'archipel de Panao, ou un ancien agent a disparu avec la bagatelle d'une poignée de millions de dollar. Traître ou prisonnier, Rico s'invite voir de quoi il retourne avec l'élégance et la délicatesse d'un éléphant dans un magasin de porcelaine. Car dans Just Cause, tout est absolument a-bu-sé. C'est la marque de fabrique du jeu : surfer sur un avion de chasse, sauter d'une falaise en moto et retomber nickel des dizaines de mètres plus bas, jouer à spiderman avec son grappin et retomber en douceur en ouvrant son parachute... C'est juste pas possible en vrai et c'est ça qu'est bon.

Just Cause 2 en quelques chiffres

Just Cause 2 est - sans surprise - la suite de Just Cause. Il repose sur un moteur tout neuf développé depuis quatre ans par Avalanche Studios. La carte du monde fait la même surface que dans le premier, c'est-à-dire 1024m², que les développeurs affirment avoir mieux remplie que pour le premier volet. La mission principale à elle-seule comprend cinquante quêtes, et est estimée à 15h de jeu. Les quêtes secondaires sont bien plus nombreuses, sont censées être plus variées que dans Just Cause 1, et font monter la durée de vie du jeu à 90h. A sa sortie, le jeu comptera 104 véhicules, de la moto à l'avion de chasse, en passant par les bateaux et les hélicoptères.

Alors qu'est-ce qu'on fait ?

Théoriquement, Rico est là pour retrouver l'agent disparu avec le pactole. En réalité, Rico souffre de dictaturo-phobie assortie d'un goût pervers pour les grosses explosions pleines de membres arrachés. Alors dans Just Cause, on ne fait pas dans la dentelle, on ne s'use pas les neurones en réflexions inutiles : autant tout faire sauter, on verra le reste après. Dans chaque village ou lieu important de l'île et pendant les missions, Rico s'adonne à un peu de ménage : s'il détruit toutes les infrastructures de la dictature (citernes, tours, camions de propagande...) et s'il dégote toutes les caisses d'argent, d'armes et de véhicules, il débloque des points de Chaos.

Ces points de Chaos ont un fonctionnement similaire à l'XP dans les RPG : lorsqu'ils augmentent, Rico a accès à de nouvelles missions, de nouvelles armes et de nouveaux véhicules.

Comme dans Just Cause 1, il sera possible de faire des courses de véhicules et de simplement nettoyer un village de la vermine dictatoriale. Néanmoins, ces missions ont été travaillées pour être moins répétitives que dans le premier volet, selon Square Enyx.


Just Cause 2

On peut même se faire des copains

L'archipel est découpé en factions (rebelles et concurrentes, évidemment). Rico peut leur rendre de menus services et s'en faire des alliés pour le combat. Des membres de la faction peuvent alors venir lui filer un coup de main le cas échéant.

En revanche, trop favoriser une faction fera bouder les autres.

Un marché noir de haute qualité

Oui, c'est possible. Au marché noir de Panao, Rico peut acquérir toute sorte de véhicule et d'armes. Mieux : il peut également en augmenter la qualité. En effet, les caisses d'armes et de véhicules sont faites pour ça : l'amélioration d'une voiture coûte par exemple x caisses de véhicule, en plus d'une certaine somme d'argent. Toutes les voitures de ce modèle achetées par la suite seront de ce nouveau niveau de qualité.

De mémoire, la qualité des véhicules vont de une à cinq étoiles. Chaque amélioration augmente la qualité d'une étoile.

La différence entre les produits du marché noir et les véhicules trouvés dans les rues de Panao est que les produits achetés ne sont pas éternels. Si par mégarde, Rico crashe son avion tout neuf, celui-ci est perdu pour de bon. Alors que s'il détruit un hélicoptère trouvé sur le toit d'un immeuble, celui-ci réapparaîtra.

L'île de Panao, c'est bô

Ce que l'on ne peut pas refuser à Just Cause 2, c'est son univers très réussi. Les graphismes sont absolument splendides. L'archipel est découpé en différents climats et Rico se trouve tour à tour en pleine jungle, dans un marais, dans le désert ou les pieds dans la neige. L'environnement, totalement ouvert et sans temps de chargement, propose des paysages d'autant plus beaux qu'il est très fréquent de se trouver au sommet d'une montagne et d'avoir une vue panoramique sur l'horizon. Il faut ajouter à cela l'océan à l'entour, les mers et lacs intérieurs où Rico peut barboter gaiement avec sa panoplie de bateaux. A l'inverse, Rico n'est pas très casanier : le jeu contient donc peu ou prou de décors intérieurs.

Pour encore améliorer le tout, Just Cause 2 connaît un cycle jour nuit d'un heure (24h = 1h de jeu) totalement indépendant des missions. Certains joueurs feront donc certaines missions de jour, et d'autres de nuit. Et pour parfaire le tout, Panao connaît toute sorte d'intempérie comme les tempêtes de neige ou les pluies diluviennes. Rico en fait d'ailleurs les frais : sous la neige, sa tenue est couverte de flocons.


Just Cause 2

Même Rico a fait des étirements...

Faire sauter des grattes ciels et ne pas savoir sauter à pieds joints, c'est vrai que c'était la honte. Rico s'est donc mis à la gym et le voilà enfin équipé des compétences ordinaires d'un homme normalement constitué : il sait sauter, il sait piquer un sprint et il sait nager.

Rico est tellement devenu un mec formidable que je suis restée coi devant sa résistance aux balles. Monsieur essuie les balles comme si c'était des bulles de savon (un tout petit peu corrosif) et il en faut un paquet avant d'entamer la santé du héros. Quand bien même sa santé serait critique, elle remonte jusqu'à la moitié de la jauge de santé au pas de charge. Pour mieux se soigner, il faudra une trousse de secours. Pffiou. Enfin, on trouve un défaut à Rico.

Le tout permet d'avoir un jeu très dynamique, avec une action très rapide. Pas la peine d'attendre une demi-heure que Rico reprenne son souffle, quelques secondes suffisent avant de repartir au combat.

... mais il n'a plus de poches

Rico n'étant pas du genre à s'encombrer de choses inutiles, il n'a plus d'inventaire. Il a deux mains, un grappin et un parachute, et ça lui suffit. Il faudra donc faire des choix, poser des armes pour en utiliser d'autres... et se retrouver parfois dans la galère, à court de munitions.

Au pire, le grappin reste le gadget indispensable. Rico sait pratiquement tout faire avec, y compris le cappuccino. Il peut évidemment l'accrocher à un mur pour l'escalader, mais il peut aussi l'utiliser pour harponner ses ennemis, ou les attacher entre eux, ou ramener un objet à lui, ou faire le singe en se se suspendant à un hélicoptère, ou lier deux objets qui n'ont préférablement pas lieu d'être liés ensemble. Pendant la démonstration, par exemple, Rico a attaché une statue à l'arrière de voiture, puis en faisant avancer la voiture, a fait basculer l'édifice.

Une bonne gestion de la.. destruction

L'objectif avoué de Rico étant de tout défoncer, on passe à peu près tout son temps à voir des tours tomber, des bâtiments exploser ou s'effondrer en miettes. Il faut admettre que ces effets sont particulièrement bien rendus. Après quelques minutes sur un site, Rico évolue dans un vrai décor d'apocalypse où tout est en train de cramer.

Dans le même genre, les véhicules sont endommagés progressivement : on peut éclater une roue ou défoncer le capot. Le comportement du véhicule en sera affecté. La conduite sera aussi un peu différente selon qu'on roule sur de la neige ou sur une roue de bitume.


Just Cause 2

Les statistiques pour faire le point

Just Cause 2 inclue un système de statistiques assez impressionnant. Par exemple, il enregistre la manière dont Rico s'est débarrassé de ses adversaires, et sans pouvoir compter précisément, j'ai relevé au moins quinze façon de tuer, sur l'écran. C'est dire si l'on peut être imaginatif.

Dans le même genre, les statistiques incluent une liste de tous les officiers de la dictature que Rico peut s'évertuer à zigouiller, purement et simplement.

Le p'tit bonus spécial PS3

Sur la version PS3, il sera possible d'uploader la vidéo de ses exploits directement sur Youtube.

Donc donc...

Just Cause 2 a un côté fun par sa démesure totale, ses cascades improbables et sa dimension défouloir. C'est vraiment pas le jeu qui vous fera risquer une surchauffe cérébrale, c'est du 100% détente. Evidemment il faut apprécier les explosions à répétition, les grosses armes qui réduisent les gens en charpies, et les scènes d'action complètement tirées par les cheveux (n'oublions pas que Just Cause 2 est classée 16+ par la PEGI).

Pour être tout à fait honnête, ce n'est pas mon genre de jeu. Mais pendant la démonstration, j'avais bien envie d'arracher la manette des mains du responsable de Square Enyx pour faire un saut dans le vide, me suspendre avec le grappin à une tour, faire bonzaï, ouvrir le parachute et finalement tout dégommer de loin avec un gros pistolet pour faire un feu d'artifice. Les graphismes sont superbes et on ne peut qu'avoir envie de tenter une des cascades à la James Bond.

Just Cause 2 trouvera sans doute son public chez ceux qui n'ont pas spécialement envie d'un jeu d'action qui se prend au sérieux, mais plutôt d'une grosse partie de déconnade explosive et un peu sanglante.

le 31.01.2010

Vos impressions, avis, critiques, pensées, remarques, ajouts, idées, et le reste...

Un très bon apperçu du jeu, merci ;)

benji, le 08.03.2010

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