The Chronicles of Spellborn

07 December 2008      Commentaires (1)    

Nouveau naufrage de ma vie sociale... Ce week-end j'ai plongé dans les toutes fraîches chroniques de Spellborn et si vous voulez me revoir, il va falloir venir m'y chercher.


The Chronicles of Spellborn

Qu'est-ce que c'est que ça encore ?

The Chronicles of Spellborn est un tout nouveau MMORPG. Oui, encore un. Mais celui-là, il a la classe, parce que c'est un projet européen :les studios de développement sont à The Hague, aux Pays-Bas.

Encore un MMO, oui... C'est vrai qu'il y en a tellement qui sortent tous les jours qu'on croirait parfois qu'ils s'autogénèrent. Mais en fait, ils se ressemblent tous tellement, que je pencherais plutôt pour la théorie du clonage massif... Alors quand on tombe, presque par mégarde, sur un MMO qui sort des sentiers battus, ça interpelle.

Première quête : obtenir le jeu

Ca n'a pas été le plus facile... il est sorti le 5 décembre. Le jour de sa sortie, dans deux grandes enseignes sur Paris on m'a dit qu'on ne connaissait pas le jeu... bien parti. En commande sur Internet, soit il n'existait pas, soit il n'était pas disponible. TCOS, c'est le jeu qu'il faut mériter... En désespoir de cause, il y avait la version d'essai gratuite à télécharger (non sans péripéties, mais tout de même). Mais bon ça tombait bien, je n''avais pas envie de payer pour un truc qui avait 99% de chance de me barber au bout d'une heure. Le 5 au soir, donc, à 23h15 - oui c'est précis - Clyss, Daévis incantatrice, est née sur le serveur PvE fr.

Croyez-moi si vous voulez, ceci est un bateau.

Première impression... création de personnage

Clyss est née oui, mais ça ne s'est pas fait en deux coups de cuillère à pot. Pourtant, tcos ne nous ruine pas sous les choix et détails. Il y a deux races, et trois classes, et en plus, les deux races peuvent embrasser n'importe quelle carrière. Même pas de quoi faire paniquer une crevette. Et pourtant. A la lecture des quelques paragraphes qui apparaissent dans le choix des classes, on comprend vite qu'il faut oublier ce que l'on connaît. Non, un guerrier n'est pas forcément un gros boeuf tanker; non, le roublard n'aura pas forcément un « sort de classe » d'invisibilité; et encore non, pas de boule de feu comme sort de base chez l'incantatrice. Les gros clichés, on oublie. Les classes sont des modèles tout nouveaux, avec des spécialisations qu'il faut choisir au niveau 5 parmi trois domaines (trois domaines par classe).

La suite. Pour la customisation du personnage, pareil, on ne risque pas de perdre pied. Contrairement à un EQ2 ou un Vanguard, vous n'allez pas perdre une demi-heure à régler la longueur de votre nez et à affiner les pointes de vos oreilles. Les choix sont « relativement » simplifiés : un visage, une coiffure, une couleur de peau et de cheveux. Trop simples, même, quand on a pris l'habitude de mieux... mais bon.. un peu perturbé par l'interface, on continue.

Les deux étapes suivantes sont étonnantes... On choisit ses sous-vêtements puis son armure. Pièce par pièce. En réalité vous pouvez décider de commencer à jouer en petite culotte, ça vous regarde, mais attention : pas n'importe quelle culotte ! C'est vous qui choisissez la couleur. The Chronicles of Spellborn a tout compris sur ce point qui fâche nombre de gamers : non seulement vous pouvez vous habiller comme vous voulez dès le départ (et le choix est vaste !), mais en plus vous teignez vos vêtement à votre goût. Des épaulettes jaune-pisse sur un carquois bleu-canard ? Pas de problème ! J'étais tellement contente de pouvoir enfin porter une armure intégralement violette... que finalement j'ai tout peint en vert.

Et ce n'est pas fini. Vous avez le droit de choisir vos (peu nombreuses) abilités de départ. Tout le monde ne va plus commencer avec la « boule de feu » et « l'entaille », non. Variété dès le départ. On aime.

Les espaces sont bien mesurés

La bande son

Ma reconnaissance éternelle aux dev de TCOS pour avoir enfin remarqué qu'on ne se promène pas en rase campagne avec un orchestre symphonique à nos trousses : pas de musiques tonitruantes à longueur de jeu (merci, merci, merci), mais plutôt une ambiance très bien rendue : vous êtes dans les champs ? Vous entendez le bruissement des feuilles, les grillons, le miaulement du chat, le bruit des sabots des bestiaux (j'en rajoute, hein, mais c'est l'idée). Vous êtes dans la taverne ? Vous entendez les bruits des verres qui s'entrechoquent, les craquements dans le cheminée, etc.

En plus, les détails ne sont pas oubliés : si vous courez sur du sable, pas de raison que ça fasse le bruit de talons aiguilles sur du parquet ciré ! Le son de vos pas s'adapte à la nature du sol. Si vous vous cramez le bout des cheveux dans les torches de la Haute maison des Torques, ça crépite. Coup de bol : ça pue pas encore. Mais bon, très bon point aussi.

Enfin, la musique n'est pas inexistante. Pour des raisons pour l'instant encore obscures, on a le droit à quelques instants musicaux, de temps en temps, en pourfendant des sangliers (oui, ça m'a marqué). Très jolie musique, bonne ambiance. Je ne sais pas où, comment et pourquoi ça commence, mais comme c'est délivré avec parsimonie, on apprécie vraiment.

Les rues de la ville en plein midi... et Clyss au milieu

Les graphismes

Question pâte graphique, on aime ou on aime pas. Il se trouve que j'aime (tant mieux pour moi me direz-vous), mais il y a des raisons à ça.

Le monde est original et les proportions sont très, très bien choisies. On est ni dans le cartoon à outrance de World of Warcraft, ni dans le pseudo-réalisme triste de Vanguard. Les couleurs sont variées et parfois chatoyantes, mais ça ne pique pas les yeux (sûrement parce que les designers du jeu vouent un culte à l'effet de bloom). Les formes sont fantaisistes, mais pas non plus absurdes. C'est entre le réaliste et l'imaginaire. C'est un peu comme si on avait choisi le mode réaliste, mais qu'on avait utilisé toutes les ficelles du mode imaginaire pour en compenser les défauts. En outre, les textures sont vraiment ravissantes. Les horizons, le « ciel », de nombreuses textures semblent avoir été peintes à la main, aux pastels, et donnent une atmosphère onirique aux décors.

Autre aspect très agréable : de base, The Chronicles of Spellborn se lance avec l'effet de bloom à fond. En clair, vous vous promenez dans le monde avec un tel effet de flou que vous avez parfois l'impression d'être dans votre salle de bain enrobé d'une épaisse buée après une douche de 20min à 50°. On aime... ou pas. En fait, ça dépendra des lieux (l'excès ne m'a sauté aux yeux que dans l'auberge et dans certaines boutiques de Hawksmouth). Mais ce qui est bon à savoir, c'est que si on déteste, on peut le retirer dans les options. Mieux, on peut le retirer et mettre le crénelage à la place, ce qui donne un rendu tout aussi agréable à l'oeil, sans l'effet féérique (ou purée de pois, c'est selon). Bref, si vous n'aimez pas le rendu par défaut ou si votre ordinateur agonise, on ne vous punira pas avec un rendu tout pourri. Ca change, ça aussi.

Pour terminer sur les graphismes, on peut aussi faire une remarque sur les petits détails qui parsèment le jeu et le rendent vraiment immersif. Dans la plupart des jeux, ça ne choque personne qu'on puisse avoir un livre grand ouvert dans une bibliothèque, exhibant fièrement deux immenses pages blanches. Economies de textures, bien entendu. Pas dans The Chronicles of Spellborn. Les pages des livres sont texturées, chaque endroit est décoré de petits détails bien sentis, bien travaillés... les objets qui trainent sur les comptoirs, la déco au mur, les lustres, les tapis... rien ne donne l'impression d'être fait à la va-vite et surtout, on ne retrouve pas la même déco dans toutes les maisons de la ville !

Les graphismes sont détaillés

Dernière petite remarque : le jeu tourne graphismes à fond sur une modeste 7600GT avec 2go de ram et un dual core 1,8.

Le gameplay et l'interface

Les développeurs de The Chronicles of Spellborn sont manifestement des découvreurs. Après l'histoire de la bande son, ils ont aussi (re)découvert l'usage de la souris, et de l'impressionnant potentiel de ses trois boutons. On n'est jamais trop perturbé en commençant un nouveau MMO : clic gauche = déplacement ou coup, clic droit = selection des personnages/objets et interaction, et molette pour zoomer/dézoomer. Pour TCOS, il faut réapprendre à marcher. Tous les boutons de la souris sont exploités, mais toutes ses combinaisons aussi. Double clic sur la molette = course automatique, double clic droit = passage du mode souris-normale en souris-viseur, clic droit maintenu sur un personnage = ouvre le menu des interactions, sur lesquelles il faut faire un clic gauche pour valider un choix. Bref. La souris revisitée. On est perdu au début et ça fait trop plaisir (les blasés me comprendront).

Je parlais de la souris-normale et de la souris-viseur. En effet, on passe d'un mode à l'autre, un peu quand on veut d'ailleurs. En mode normal, rien à signaler. En mode viseur, on se retrouve un peu en mode FPS : le pointeur de la souris reste au milieu de l'écran et sert à cibler les ennemis. Oui, on peut choisir où on tappe et où on balance ses sorts. Pour ça aussi, double bravo (le premier qui vient me parler d'Age of Conan, je l'assomme : des sorts pour les coups gauches et coups droits n'ont jamais ressemblé à des je-tappe-où-je-veux. Non mais !).

Dans un autre domaine, on ne peut que saluer la gestion ultra intelligente des fenêtres. Ouvez une fenêtre : elle se met au milieu de l'écran (et vous pouvez la déplacer, ça va de soi). Ouvrez une seconde fenêtre, les deux fenêtres se répartiront sur la largeur de l'écran. Pareil pour trois fenêtres. En clair : les fenêtres ne s'affichent pas connement les unes par dessus les autres. Fini le jonglage entre les fenêtres, et si vous ne voyez pas de quoi je parle, essayez de vendre quoique ce soit à un pnj dans Vanguard, avec vos cinq sacs d'inventaire ouverts et la fenêtre personnage pour vérifier ce que vous portez (et pourquoi pas le sac diplomatie et le sac harvesting). Ze big mess.

Je me rends compte que j'allais oublier le point le plus important : le mode de combat. Grosse surprise, car il n'a rien à voir avec quoique ce soit de connu. D'abord, vous n'aurez pas ce qui semblait être l'immuable barre de sorts : vos sorts n'apparaissent que lorsque vous dégainez votre arme... ce qui n'est pas automatique. Hé oui, il faut être actif. Ensuite, en mode combat, la souris passe en mode viseur pour vous permettre de cibler votre ennemis. Ce qui veut dire aussi que vous pouvez esquiver les coups et les sorts des autres. La barre de sorts est plutôt originale : il s'agit d'une sorte de cylindres où les sorts sont regroupés par 3 à 5, sur différentes facettes. C'est vous qui décidez des groupes, et les sorts peuvent apparaître plusieurs fois, ou ne pas apparaître du tout; bref, vous choisissez tout. Quand vous utilisez une compétence, le cylindre tourne et affiche la facette suivante. La façon dont vous arrangez vos groupes de sorts est donc importante, puisque vous ne pourrez pas utiliser un sort qui n'est pas sur la facette en cours. Il y a des choix astucieux à faire, pour pouvoir enchaîner des coups et des sorts qui se combinent bien ensemble. Les facettes sont nombreuses, mais au début, il n'y en a que deux. En grimpant de niveau, on débloque les autres facettes. Le mode de combat est un des aspects les plus originaux de The Chronicles of Spellborn.

Aucune boutique ne ressemble aux autres

La gestion des langues :

Dans EQ2, si vous installiez le jeu en français, vous ne pouviez jouer que sur les serveurs français. Si vous changiez la langue dans les paramètres, vous vous retrouviez avec un mixe bizarre dans les textes in-game. La raison en est qu'une partie des textes sont dans le client, l'autre sur le serveur. Dans The Chronicles of Spellborn, le jeu est dans la langue que vous avez choisie, même si vous décidez sur un coup de tête d'aller jouer chez les Allemands. Plutôt pratique.

On va peut être parler du jeu...

Avec tout ça, est-ce qu'on s'amuse ? Pour les habitués des MMO, j'ai bien envie de dire que c'est l'effet de surprise qui vous scotche au jeu, dans les premiers temps. Que de bonheur que de s'attendre à rentrer dans la bonne vieille routine des MMORPGs et de voir que.. ça ne marche pas. On ne fait (presque) plus rien de la même manière et ça rafraîchit considérablement le genre. Parfois, c'est même drôle : plutôt que de mettre la barre de vie des personnages à l'horizontale bien au-dessus de la tête du perso (comme dans 99% des MMOs), elle est à la verticale, sur le côté. Ca fait un peu caprice, ou l'art de se démarquer à tout prix, mais pourquoi pas !

Vient ensuite le plaisir des quêtes bien scénarisées. On a tellement l'habitude de faire la même chose dans tous les MMOs qu'on pourrait presque les classer par nombre de sangliers égorgés dans les trois premiers niveaux. Hé bah non, pas dans The Chronicles of Spellborn. Quoique, j'ai bien tué 6 sangliers (oui, j'ai même retenu le nombre), mais c'était au level 5, et après avoir mené une enquête, posé un piège, etc. L'énorme majorité des quêtes renferme une véritable histoire, avec des objectifs qui sortent de la routine « va tuer n bestioles ». La plupart du temps, il faut se déplacer beaucoup et découvrir de nouveaux lieux. Certaines quêtes sont un peu obscures et il faut même (même !) utiliser sa matière grise (comme l'histoire de ce petit bambin dont la garce de soeur a éparpillé la peluche dans toute la ville, et qui lui a laissé une devinette pour retrouver les morceaux... trop glauque). Les combats sont amenés intelligemment : par exemple, un homme a disparu et vous devez le retrouver dans les rues de la ville. Lorsque vous y parvenez, un malfrat sort de nulle part et vous saute dessus... combat.

Il semble que les assommantes méthodes du farm ou du pex soient bonnes à mettre à la poubelle. D'abord, les mobs vous donnent la plupart du temps des objets qui ne valent pas tripettes (finie l'époque où on trouvait comme de par hasard une superbe épée magique sur le cadavre d'une souris géante enragée), ensuite, votre progression repose principalement sur la réputation, et donc la réalisation de quêtes (et je ne vois pas en quoi dévisser la tête de sangliers innocents vous mettrait aux portes de la gloire).

Dans les rues, à la lumière hésitante du matin

The Chronicles of Spellborn apporte vraiment un souffle d'air frais. Il donne ce qui manque à tant de jeux : une impression de découverte, de tatonnements, de curiosité et d'immersion. On progresse dans le jeu sans savoir d'avance comment les choses se feront. L'intérêt est même totalement détourné des centres d'intérêt habituels. Vous commencez un nouvel MMO, vous vous demandez presque toujours en premier comment dégoter une monture et où sont les donjons. Avec The Chronicles of Spellborn, vous n'avez pas tellement l'occasion d'y penser : il y a le temps d'adaptation au mode de combat, la recherche des meilleures combinaisons, les tentatives de compréhension des sorts (parfois, ça file la migraine...), le choix de la spécialisation de votre personnage, et aussi, tout bêtement, la découverte et l'exploration d'un monde vraiment atypique.

Ah... excusez-moi, il faut que je retourne jouer !

Right_arrow Sanitarium [Test sur GF] Runaway : a Twist of Fate, le test Left_arrow

Right_arrow Rubrique Jeux vidéo

 > victoria, le 06 December 2009

bonjour je suis aller sur le cite pour le telecharger gratuitement tt se passe bien mes a un momen vers la fin du telechargemen

 

> Laissez un p'tit mot ! <

Votre nom :

Votre e-mail :

Votre adresse e-mail ne sera pas affichée sur le site.



Ceci est un contrôle anti-robotspam : veuillez ne pas remplir le champ qui suit.